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TREK AU LADAKH 2018

TREK AU LADAKH 2018

TREK AU LADAKH 2018, organisé par Paul Waldy
Petite déception à notre départ  puisque Christiane et Silvia ont dû renoncer au voyage. Nous nous retrouvons donc à 11 (Paul, Daniel, Monique, Didier et Martine, Marie et Jean-Paul, Edith et Charles, Claire et Bernard) à l'aéroport de Bâle-Mulhouse pour un départ vers le Ladakh, district de la province du Jammu-Kashmir au nord de l’Inde près de l’Himalaya. Le vol avec la Turkish Airlines nous emmène  à  New Delhi avec une escale à Istambul.
Le retard du vol Istambul-Delhi ainsi que le départ avancé du vol Dehli-Leh  nous obligent à  finir le transfert au pas de course dans cet aéroport immense pour ne pas rater notre avion. Superbe survol de la chaîne himalayenne par grand beau temps. Pas de chance à l’arrivée, il manque 4 bagages que nous récupérons le jour même.

Afin de nous acclimater à  l'altitude, Leh étant située à 3500m, nous allons visiter cette ville à notre arrivée. Les jours suivants, nous partons en bus pour la visite de la haute vallée de l'Indus. Ces sorties qui longent l'Indus nous emmènent dans plusieurs monastères bouddhistes (Shey, Thiksey, Hemis, Lamayuru, Alchi) avec leurs statues de bouddha présent et futur,  leurs statues de dignitaires religieux dont je vous fais grâce des noms, leurs drapeaux tibétains, leurs moulins à prières, leurs gongs. Les transferts se font au milieu d'une ambiance sonore où les klaxons ne se taisent jamais et où la conduite ne respecte guère nos règles  élémentaires de sécurité occidentales. Mais cela passe, certes à quelques centimètres et avec beaucoup de tolérance. Ces visites sont interrompues par 2 randonnées d’acclimation dont une montée au col de Prinkti-La (3728m) avec une descente dans des gorges étroites.

Enfin arrive le départ de notre trek. Nous partons de Chilling à pied, longeons les méandres du Zanskar par une piste très peu fréquentée qui remplace un ancien sentier abandonné surplombant la rivière à flanc de montagne. Le progrès oblige. Nous quittons, à la fin de la piste, la vallée du Zanskar par un pont métallique et empruntons le sentier muletier qui nous emmène dans la vallée de la Markha. Dernier aperçu sur cette rivière dans laquelle trainent les traverses métalliques du vieux pont emmené lors des dernières inondations. C’est ici que nous faisons connaissance avec les muletiers et la vingtaine de chevaux qui vont nous accompagner tout au long du trek. Dans ces montagnes minérales, nous rencontrons quelques oasis de verdure le long de la rivière, oasis au sein desquelles se blotissent de petits villages avec les maisons aux murs en briques de terre et montants de porte en bois largement sculptés. La remontée de la vallée de la Markha se poursuit sur plusieurs jours et de nombreux kilomètres. Les champs verdoyants contrastent avec l’aridité des montagnes déchiquetées qui enserrent la vallée. Ces montagnes splendides nous font penser à une palette de peintre aux couleurs infinies allant de l’orange au mauve, teintes rehaussées par l’éclairage du soleil. Le sentier qui serpente d’une rive à l’autre, nous fait traverser cette rivière à plusieurs reprises, soit sur des ponts en bois, soit les pieds dans l'eau. L'un des ponts, écroulé lors des dernières inondations,  reposant sur un des piliers, trempant dans l’eau en face, nous demande un peu d’attention supplémentaire pour ne pas terminer par un bain forcé. La vallée s'élargit quelque peu sur l'imposant massif du Kang Yatse (6400m) avec ses sommets enneigés. C’est à Hankar que nous quittons la Markha et bifurquons vers le Zalung Karpo La, autrement dit un col à 5120m. La montée se fait lentement et régulièrement. La végétation se raréfie. Géraniums et bruyères font leur apparition. Le vallon se rétrécit. Sur notre route nous croisons une horde d’une centaine de bharals peu farouches plus connus sous le nom de «himalayan blue  sheep ». Après un dernier campement, le départ matinal vers ce col se fait par beau temps. Le décor n'est plus que minéral. Très vite le ciel se couvre. Nous passons le col dans le brouillard et sous une neige fine. Toute la vue sur les 6000m est bouchée, dommage. La descente raide au début s'adoucit dans un décor grandiose. Des marmottes font le guet devant leur terrier. A l’arrivée au campement à 4275m, le terrain humide s’est transformé en un bourbier. Nous pataugeons avec nos lourdes chaussures chargées de boue entre les tentes. A notre réveil, notre surprise est grande car il a neigé toute la nuit, une bonne vingtaine de cm. Et il neige toujours...Après  le petit déjeuner nous partons, bien couverts, pour  une longue journée  de marche. Nous traversons les gorges de Karnak aux parois verticales perdues dans la brume et la neige tombante, ce qui nous empêche de profiter pleinement du paysage. A la sortie des gorges, la vallée engloutie sous la neige s'élargit. Après quelques passages acrobatiques sur des sentiers improvisés car emportés par le torrent, nous arrivons enfin au village après 7h de marche. Bonne surprise, le campement ne se fait pas sous la tente et sous la neige mais dans la salle commune du village, situé à 4365m. Passé une bonne nuit au sec mais….au frais, nous attendons le bus. Mais vu la hauteur de neige et l'absence de chasse neige dans ces contrées retirées, nous doutons sérieusement de son arrivée. Il ne passera pas le col de 4900m. Les 4x4 appelés à la rescousse non plus. Bloqués dans ce village, nous y passerons une seconde nuit. Un autre groupe d’Autrichiens y passera sa troisième nuit. Mais la solution est toute trouvée.  Le lendemain le programme est modifié. Nous passerons le col à  pied, prolongeant ainsi notre trek. Départ de bonne heure car la journée est longue. La vallée très plane et très longue est enserrée par les montagnes. Le temps couvert le matin passe au grand beau avec un ciel bleu sans nuages. Nous  côtoyons quelques coulées de neige et apercevons quelques traces de léopard des neiges. Après une courte pause déjeuner à midi, nous voilà repartis pour le col qui marque la fin de notre trek après 8 heures de marche. Les 4x4 nous attendent de l'autre côté et nous déposent près du bus. Ce dernier nous emmène vers le lac Tso Kar, un lac salé, où nous passerons la nuit. Quelques dernières photos du lac et nous voilà repartis vers Leh en bus en passant un autre col à 4937m et celui-ci sans neige. Nous longeons quelques mini-geysers et autres marmites bouillonnantes. La piste est en travaux, les abords sur ces pistes sont loin d’être stabilisés et ne le seront sans doute jamais.

Après une journée libre à Leh, nous quittons cette région pour New-Delhi, où nous ferons une escale avec visite du minaret et des tombeaux de rois avant notre retour en France.

Pour finir, un grand merci à notre chef, Paul, qui a passé du temps à nous concocter ce superbe voyage et qui l’a mené, comme à son habitude, à la perfection. Un grand bravo à notre guide francophone Stobi et à son équipe, toujours très dévoués et très attentionnés. Ils ont su gérer les imprévus avec beaucoup de professionnalisme. Notre épisode neigeux à cette altitude, semble, en fait, relevé de l’exceptionnel. Une pensée particulière pour les cuisiniers qui nous ont mijoté des plats très variés, trop copieux. Comme pour l’altitude, nos estomacs ont fini par s’acclimater aux repas indiens plutôt épicés.

Bernard Diss

 

 

COMITE REGIONAL GRAND-EST

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68200  Mulhouse
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